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Haiti - TIMOUN LAKAY (naissance d'un projet)

Claude, gendarme d’active, va en Haïti en 1998, pour six mois, sous l’égide de l’Organisation des Nations Unis. La mission qui lui est dévolue est la formation des cadres de la toute jeune police de ce pays. S'il est préparé à l’accomplissement de cette mission, en revanche, il ne l’est pas pour ce qu’il va découvrir. Son arrivée sur l’île est pour lui un véritable choc.


->    Des versants de montagnes pelés suite à la déforestation.

->   Des villes où les ordures s’entassent dans les rues bouchant les caniveaux.

->    Des maisons et immeubles construits sans règle d’architecture, défiant les lois de l’équilibre.

 ->   Des boutiques miséreuses grandes comme des placards où l’on trouve de tout et n’importe quoi.

  ->  Des tacots surchargés, déglingués, baptisés d’épitaphe, en appel à la religion pour la réussite de leur voyage « Dieu me garde- Dieu sauveur etc...

     Affecté au commissariat de la ville de Jérémie, celui-ci est dans un état de délabrement avancé. Dans la cour se côtoient, chèvres, cabris et policiers en uniforme disparates. Les véhicules du commissariat sont en panne ou réduits à l’état d’épave. Au cours de ses visites communautaires, Claude découvre des écoles en construction depuis la nuit des temps. Des classes de 25 m² dans lesquelles les écoliers s’entassent à 80. Sombres et sans éclairage, comment ces enfants font-ils pour étudier ?

     Et puis, au-dessus de ce néant, un Haïtien qui se bat contre la misère, contre les hommes politiques apathiques. Il récupère les enfants des rues, trop pauvres, orphelins, désœuvrés. Avec l’aide de bénévoles qui font la classe en plein air, il tente d’inculquer à ces enfants les rudiments d’une éducation qui fait défaut. Hans MARCELIN est un personnage à Jérémie. Il est connu de tous. Un matin il débarque au commissariat, dans mon bureau, dans ma vie et me demande de l’aide. L’association que je préside décide de lancer l’opération «TIMOUN LAKAY», maison des enfants en créole.


     Le 27 juillet 1998, Mr HARSTON, représentant de Monsieur le Secrétaire Général de l’ONU et le Colonel Claude GRUDÉ, Commandant la force internationale détachée en Haïti, posent la première pierre de l'édifice.


      Après six mois de mission dans cette île oubliée de tous, Claude rentre en France fin juillet 1998 mais il promet de revenir car la construction de Timoun Lakay est lancée.

Grace à l’association :


Marc, pharmacien, achemine plusieurs dizaines de kilos de médicaments qui sont remis à divers organismes sur place (Fondation HHF, Sœurs du Bon pasteur, Hôpital de la ville). Il met en place des consultations pour la détection et traitement des petites et grosses plaies sur la population. Marc est aidé pour cela par Juna, jeune infirmière Haïtienne.


Philippe, opticien, met en place un programme de dépistage des anomalies visuelles. Il effectue plus de 450 consultations et offre 300 paires de lunettes. Il diagnostique également une pathologie lourde des yeux sur une jeune fille de 14 ans qui est ensuite opérée à deux reprises en France en 2001 et 2002.


Maurice, met en place des échanges culturels, il fait une conférence-débat sur la mondialisation au Lycée de Jeunes filles de Jérémie et met en place avec un professeur du lycée Jean R. Mercidieu Paulémon une association : CLALYJEF Club Littéraire et Artistique du Lycée de Jeunes Filles. Un échange de poésies existe jusqu’à ce jour avec le Club des Hydropathes de Périgueux.


  Sont financés :


->    les deux interventions chirurgicales à Limoges de Rosemytha.

->    le voyage et l’opération de la tyroïde de Juna à l’Hôpital de Périgueux.

->    3 interventions chirurgicales de la cataracte.

 ->   une intervention sur un enfant de 4 ans présentant une infection des canaux lacrymaux.

 ->   une aide alimentaire sous forme de sacs de riz au centre de Montfort (orphelinat accueillant 50 adolescents) ainsi qu’à la cantine scolaire du père Lamour.

->    une aide financière aux sœurs Québécoises pour la gestion d’une garderie d’enfants, d’un centre de formation de jeunes filles et d’une classe d’alphabétisation.



Nos actions sur Haïti prennent fin en 2003 pour plusieurs raisons :


->     L’augmentation importante des coûts du transport aérien, (Chaque membre de l’association assume seul ses frais de voyage d’hébergement et d’alimentation).

 ->   Un détournement important des fonds affectés à la construction. Hans MARCELIN, trop gentil, est abusé par des personnes peu scrupuleuses de son entourage.


Nous mettrons dix ans pour revenir en Haïti, grâce au Général Claude GRUDÉ sous l’égide de l’opération « SOS ENFANTS D’HAÏTI »