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HAITI - Le centre Saint Jean Bosco

LE SEISME


Le 12 janvier 2010, un séisme d’amplitude 7,3 sur l’échelle de RICHTER ravage Haïti, fait des dizaines de milliers de victimes et cause des dégâts considérables, principalement dans les régions de PORT-AU-PRINCE et de JACMEL.


HAÏTI A BESOIN DE NOUS


Claude G, Général de Gendarmerie et commandant des Bérets Bleus de l’ONU en Haïti de mars 1998 à juin 1999, décide alors de reprendre contact avec les personnes (ex-soldats de la mission de maintien de la paix de l'ONU, Haïtiens de souche ou expatriés) qu’il connait de cette époque, ainsi qu’avec quelques amis, à qui il propose de venir en aide aux populations frappées par le malheur.


Claude G. prend également contact avec Claude D, l'un de ses anciens compagnons d'armes d’Haïti en poste à JÉRÉMIE pendant six mois et fondateur de l’association «SOS Enfants du Monde» dont il est aussi le Président et avec qui il conserve des liens privilégiés.

Les deux Claude connaissent bien le pays pour y avoir séjourné et travaillé de longs mois.


Claude G, à l'initiative de ce projet s'engage!

   - à en assurer le suivi en se rendant deux fois par an en Haïti,

   - à récolter des fonds qui seront spécifiquement utilisés pour celui-ci et au profit exclusif des enfants (42% des Haïtiens sont âgés de moins de 14 ans).

Le choix du lieu se porte sur Jérémie que Claude D, connaît particulièrement bien pour avoir travaillé pendant 6 mois dans cette ville de la province de La Grande Anse.


Claude G, effectue son premier déplacement sur l’île, du 31 mars au 9 avril 2010. Il prend contact avec une religieuse canadienne, Sœur Hélène MERCIER , connue à JÉRÉMIE pendant son séjour en Haïti. Celle-ci lui parle alors d’un prêtre haïtien de ses amis, le Père Louis-Jean ANTOINE, à la recherche de fonds pour poursuivre la réalisation d’une école et centre de formation dont il a commencé en août 2009, la construction à JÉRÉMIE (sur un terrain de 850 m2 appartenant à sa famille). Il prévoit d'y accueillir, à terme, 200 enfants en situation de grande précarité.


Dès son retour en France, Claude GRUDÉ, soumet à l’association qui le valide, le projet St Jean Bosco. Celui-ci présente de solides garanties (identification au plan local d’interlocuteurs expérimentés, dignes de confiance, avec lesquels il est possible d’entrer facilement et rapidement en contact) et en parfaite cohérence avec son objectif. Claude GRUDÉ, Claude DI MARIO et leurs interlocuteurs haïtiens, élaborent une stratégie et montent une opération qui se veut simple mais efficace. Elle prend le nom de SOS ENFANTS D’HAÏTI.

Le projet du Père Louis-Jean ANTOINE, se compose comme suit;

Un grand bâtiment de deux niveaux devra abriter au rez de chaussée et au premier niveau

     1 cuisine.

  5 salles de cours.

  1 salle informatique.

  1 bureau pour l'administration.

  1 magasin.

   1 local abritant le groupe électrogène.

  1 bloc sanitaire filles/garçons.

  2 réservoirs permettant de recueillir 125 000 litres d'eau de pluie.

  1 centrale permettant de fournir chaque jour 3600 litres d'eau potable.

  1 fosse septique et un système d'évacuation des eaux usées.

  1 logement pour le gardien.

  1 local réserve.

Au second niveau :

     5 salles de cours.

  1 bureau Direction.

  3 ateliers.

  1 bureau comptabilité.

  2 blocs sanitaire avec douches et wc.


Fort d'un carnet d'adresses bien rempli, claude G, collecte des fonds pour la construction des bâtiments.

Fidèle à sa promesse Claude G, se rend une à deux fois en Haïti pour rencontrer le Père ANTOINE et sœur Hélène MERCIER, afin de leur remettre l'argent récolté auprès des différents donateurs, suivre l'évolution de la construction du centre St Jean BOSCO.


L'ouragan SANDY


Du 24 au 26 octobre 2012, il frappe par surprise (aucun bulletin d'alerte n'ayant été diffusé) la partie Ouest d'Haïti. Il cause des dégâts considérables, avant de semer la désolation sur la côte Est des Etats-Unis. C'est dans les camps de réfugiés du bas de PORT AU PRINCE que l'on déplore la quasi totalité de la centaine de morts et disparus annoncés.

La rivière Grise sort de son lit dans le secteur de Croix des Missions, elle emporte des dizaines de baraques et de tentes et noie leurs occupants.

Le département de la Grande Anse (dont Jérémie est le chef lieu) est le plus durement touché par des pluies diluviennes et des vents qui soufflent à plus de 190 km/heure.


Dans les communes de DAME MARIE et ANSE D'HAINAULT (à la pointe extrême sud-ouest de l'île) les plantations sont totalement détruites et de nombreuses maisons implantées en bord de mer sont emportées par les flots en furie.

Haïti panse ses plaies, mais l'avenir s'annonce sombre, avec le spectre de la famine et du risque d'épidémie de choléra.

Par bonheur, le centre St Jean Bosco, construit selon les normes parasismiques, a bien résisté. Les enfants ont, par obligation, séché les cours pendant deux jours. Les rues de la ville transformées en torrents d'eau et de boue sont difficilement praticables.